RACING CLUB DE LENS RCL FOOTBALL SANG ET OR

 


La plus grande richesse du Racing club de Lens ne se comptabilise pas en euros mais réside bel et bien dans les qualités de ce fabuleux public qui soutient ses couleurs sang et or de Bollaert jusqu’aux confins de l’Europe.

 

 
 

 

LE STADE FELIX BOLLAERT

 

Inauguration

Capacité

Affluence record

Adresse

1932

41 233 places

48 912 spectateurs (15 février 1992, Lens-Marseille)

Avenue Alfred Maës 62 300

 

HISTOIRE
 

Dans les années 1930, la puissante compagnie des mines de Lens veut doter le club de football d'un stade conforme à ses ambitions, en exploitant des terrains en friche entre deux fosses. Il sera inauguré en 1932, et prendra le nom de Félix Bollaert à la mort de celui-ci, en 1935. En 1937, le RC Lens accède pour la première fois de son histoire à l'élite du football français. Ce stade de forme ovale, construit et entretenu par des mineurs, et animé par eux les jours de match, fait déjà la fierté de la ville et acquiert une belle réputation.

En 1954, l'éclairage permet de disputer des matches en nocturne. Mais en même temps que les mines, le club et le stade périclitent lors des années 1960. La mairie qui a pris en main la destinée du club hérite également du stade, qui montre des signes de vétusté.

À la fin des années 1970 et au début des années 1980, Bollaert change totalement de visage pour devenir un stade carré, l'un des plus modernes en France. Lens accueille en effet la Coupe de l'UEFA pour la première fois en 1977, et deux rencontres du Championnat d'Europe des nations en 1984. Le stade atteint alors sa capacité maximale, 50 000 places, soit le plus grand de France. Le 15 février 1992, le record de spectateurs pour un match de Division 1 est battu, avec 48 912 personnes venues voir Lens Marseille.

Quand Lens doit accueillir la Coupe du monde de football de 1998, de nouveaux travaux sont lancés. Les installations du stade se modernisent encore (vestiaires, sécurité, équipements en télécommunications, loges, etc.). Conformément aux nouvelles normes de sécurité, Bollaert perd sa dernière tribune debout, la Marek. Le nombre de places se réduit à 41 649, puis à 41 233 en 2004.

Le terrain a par ailleurs été agrandi pour la Coupe du monde de rugby de 1999
 

Bollaert est disposé « à l'anglaise » avec quatre tribunes séparées, dédiées respectivement à :

  • Henri Trannin, natif de Bully-les-Mines, gardien de but au club à 18 ans, directeur sportif du RCL de 1952 à 1956, décédé en juillet 1974 ; cette tribune est inaugurée le 4 décembre 1976 ;

  • Tony Marek, ancien joueur et entraîneur du Racing et Xercès Louis, international dans les années cinquante ;

  • Élie Delacourt, ancien président des supporters ;

  • Max Lepagnot, ancien dirigeant et président du district d'Artois.

Le stade porte à la fois les marques de son histoire, et de la rénovation entreprise à l'occasion de la Coupe du monde de football. Toutes les places sont assises, mais les supporteurs les occupent pourtant debout dans la partie centrale de la Marek. La Marek, tribune latérale populaire, considérée comme le cœur du « kop » lensois, est d'ailleurs l'une des particularités de ce stade. Dans de nombreux stades, les supporteurs les plus fervents se placent derrière les buts

 

Naissance d'un club
 

1905, Lens, sur la place verte (actuelle place de la république) des lycéens jouent au football. Ils ne savent pas encore qu’ils sont en train d’écrire les premières lignes de l’Histoire du Racing Club de Lens. Pourquoi ce nom ? Le football a été inventé en Angleterre, et il était donc de bon goût d’avoir un nom de club à consonance anglo-saxonne. De plus, les jeunes de l’époque vibraient au gré des exploits du Racing Club de France et du Racing Club de Roubaix.

Le premier comité est formé par les parents de ces adolescents et le club est officiellement enregistré en 1906. Les couleurs du maillot sont le Vert, en référence à la naissance du club sur la place verte, et le Noir, inéluctable dans une ville où la mine est omniprésente.

Entre 1907 et 1912, les joueurs lensois sont forcés de changer plusieurs fois de terrain de jeu : ils évolueront à la pâture Mercier au niveau de la fosse 2, puis sur le terrain de la gendarmerie, rue de Béthune, avant de s’installer à l’actuel parc des Glissoires, entre Avion et Lens.

Durant la Première Guerre mondiale, le Club disparaît puis renaît de ses cendres sous l’impulsion du Comité de secours Américain. Le maillot des Lensois vire alors au bleu ciel bordé de blanc.

 

De sang et d'or
 

C’est en 1924 qu’apparaissent les couleurs Rouge et Jaune. La légende raconte que Mr Moglia, président du club depuis 1923, choisit ces couleurs en référence au drapeau espagnol. Cette idée lui serait venue en passant devant l'église de la ville, vestige de l'occupation espagnole de 1648. On dit aussi que ces couleurs viendraient des mines. Le sang pour le sang versé par les mineurs et l'or pour le charbon récupéré qui avait une valeur d'or à l'époque.

Toujours en 1924, le club reçoit l'autorisation d'évoluer au stade municipal Raoul Briquet (aujourd'hui Léo Lagrange) nouvellement aménagé. Pour son ouverture, les Lensois arborent leur nouvelle tunique Sang et Or.

1926 est une année faste pour le RCL : l’anglais Kid Fenton est la première vedette à jouer à Lens, il restera huit saisons. De plus, le Racing voit naître son premier club du supporter. Et enfin, il finit l’année en fanfare puisqu’il remporte pour la première fois le Championnat d’Artois.

La ville de Lens s’intéresse de plus en plus à son club de foot et lui offre sa première subvention (8 400 F, soit 1300 Euros). Le club prend alors possession du stade Raoul Briquet.

En 1929, le Racing est champion du Nord promotion B accédant ainsi pour la première fois en Division d'Honneur de la Ligue du Nord. Afin de bien se comporter face à l'Olympique Lillois, R.C. Roubaix, Excelsior Athlétic Club de Roubaix et autres A.C. Amiens, deux Tchèques rejoignent le R.C.L. en Division d'Honneur.

Dans la Ligue Artois, le club devient de plus en plus connu. On envisage alors la construction d'un grand stade, en 1930. Le premier janvier 1932, le Conseil National adopte le statut pro et c'est cette même année que le club inaugure le stade Félix Bollaert, devenu "stade officiel".

 

Premiers faits d'armes
 

En 1937, le RC Lens accède en première division terminant premier de la D2 avec des joueurs tels que Stanis et Spechtl. Lens réussit à atteindre les huitièmes de finale de la Coupe de France mais l'équipe est éliminée par le Red Star 3 buts à 2.

Avec un meneur de jeu incroyable nommé Siklo, le Racing fera de très bonnes prestations. En 1943, Stanis refait parler de lui, il marque 43 buts en 30 match et son équipe terminera première de D1 zone Nord.

Après la seconde guerre mondiale, en saison 45/46, Lens termine 6ème mais descend en D2 la saison suivante. En 1948, l’équipe va jusqu’en finale de la Coupe de France et est battu par le LOSC.

Puis, Lens remonte en D1 et recrute Maryan Wisnieski qui fera le bonheur de l'équipe. Malheureusement, des problèmes avec les dirigeants l'oblige à quitter le club pour le UC Sampdoria Gênes sans grand succès.

En 1962, les mines ferment, et s’annonce la probable fin du Racing dont la majorité des joueurs étaient mineurs. De 1956 à 1968, le Racing a du mal à survivre. Pourtant, en 1964, Lens termine troisième et le meilleur buteur du championnat se nomme Ahmed Oudjani (30 buts). Un autre joueur encore va venir s'incruster dans l'équipe, il s’agit de Georges Lech. La relégation intervient néanmoins en 1968.

Dès l'année suivante, les dirigeants des Houillères décident de lâcher le club et de stopper le football professionnel à Bollaert. Lens redevient amateur un an après sa descente en D2.

Henry Trannin, directeur sportif du club, et Arnold Sowinski restent fidèles en attendant des jours meilleurs et jouent les hommes à tout faire

 

Les années fastes et la chute

Et les jours meilleurs arrivent en 1969 : la mairie parie sur le Racing. Le maire de Lens, André Delelis, désire voir ce club continuer à faire vibrer le public de Bollaert. Accompagné du futur président lensois, Jean Bondoux, le premier magistrat rassemble bénévoles et souscriptions afin de faire survivre le club. Le Racing sort la tête de l'eau et la mairie récupère le stade Bollaert dans le cadre du transfert du patrimoine minier.

En 1972, le Racing arrive en demi-finale de la Coupe de France face à Bastia. L'arrivée de deux Polonais, Faber et Gregorczik, permet ensuite au club de remonter en D1.

En 1975, Lens atteint encore une fois la finale de la Coupe de France face à l'AS Saint-Etienne. Mais les Verts s'imposent (2-0), notamment grâce à une reprise de volée d’anthologie de Jean-Michel Larqué.

En 1976, Saint-Étienne vainqueur de la Coupe et à la fois Champion de France ne peut participer à deux compétitions européennes différentes. Le RC Lens, en tant que finaliste de la Coupe de France, participe à sa première Coupe d'Europe, celle des vainqueurs de Coupe (aujourd’hui disparue) mais se fait vite éliminer par le club néerlandais de La Haye.

Lens continue sa progression et après avoir terminé deuxième du championnat derrière Nantes, se qualifie pour la coupe de l'UEFA. Il élimine Malmö FF, et surtout la Lazio de Rome, après une défaite 2 à 0 en Italie, et un match retour de légende : 6 à 0 après prolongation !. Malheureusement, après cet exploit rare pour un club français, Lens se fait éliminer par les Est-Allemands Magdebourg. Pire, le club redescend une nouvelle fois en D2 en 1978.

Le retour parmi l'élite se fait en 1979 avec Roger Lemerre aux commandes de l'équipe. Dans les années 80, Gérard Houllier et Joachim Marx lui succèderont. Lens est une équipe moyenne de première division, qui réalise quelques exploits mais qui vit avec peu de moyens.

En coupe de l'UEFA, en 1984, le club affronte les uns après les autres les trois clubs belges engagés. Après avoir éliminé plus ou moins facilement La Gantoise et Anvers, le Racing bute sur Anderlecht, tenant de cette coupe, malgré un but à Bollaert marqué grâce au lancé d'un projectile sur le ballon lors d'une passe en retrait vers le gardien belge Munaron. Au retour, les Lensois s'inclinent 1-0 et laissent les Bruxellois filer vers la finale. En 1988, la Coupe de l'UEFA s'achève dès le premier tour, après deux défaites face à Aberdeen.

Lens n'a pas les moyens de ses ambitions, alors que la région doit gérer la fin de l'extraction du charbon. A la fin de cette décennie, les grands noms comme Huard, Sénac, Vercruysse ou Catalano s'exilent. Les finances, tout comme l'équipe, sont mal en point.

 

Monsieur Gervais Martel

« Si j’aime tellement le Racing Club de Lens, si, nous, Lensois, l’aimons autant, c’est en raison des valeurs fortes que nous ressentons au fond de nous-mêmes et que nous ont léguées celles et ceux qui contribuèrent à bâtir ce club hors norme. Hors norme par sa longévité. Hors norme par sa spécificité dans les relations humaines qu’il suscita au travers de toutes ces générations de footballeurs qui en défendent l’honneur depuis 1906. Hors norme par son histoire, une histoire étroitement associée à celle d’une ville et d’une région qui sont toujours parvenues à se redresser et à avancer quels que soient les multiples obstacles rencontrés

Nous sommes issus d’un monde discret, dur au mal, appliqué, où l’on parlait peu de soi et de ses souffrances : tel était le monde de la mine. Nous devons être fiers de cette appartenance : cet univers représente la richesse humaine, le cœur, la combativité, la solidarité. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle une lampe de mineur est représentée sur notre maillot. Celle-ci est le symbole de notre passé. Elle est garante de la viabilité, de la respectabilité de notre futur !

Gervais Martel, Président du Racing Club de Lens

 

 

PALMARES

RECORD

  • Championnat de France de D1 (1) :
    • Champion : 1998.
    • Vice-champion : 1956, 1957, 1977 et 2002.
  • Championnat de France de D2 (3) :
    • Champion : 1937, 1949 et 1973.
    • Vice champion :1979,1991
  • Coupe de France :
    • Finaliste : 1948, 1975 et 1998.
  • Coupe de la Ligue (2) :
    • Vainqueur : 1994, 1999
  • Coupe Drago (3) :
    • Vainqueur : 1959, 1960, 1965
    • Finaliste : 1957
  • Coupe Gambardella (3) :
    • Vainqueur : 1957, 1958, 1992
    • Finaliste : 1979, 1983, 1995
  • Coupe Intertoto (1) :
    • Vainqueur : 2005
  • Coupe UEFA :
    • Demi-finaliste : 2000.

 

  • Plus large victoire en championnat : Lens-RC Paris : 10-2 (1963-64).
  • Plus large victoire en Coupe d’Europe : Avenir-Beggen-Lens : 0-7 (1995-96, C3).
  • L’exploit européen : Lens-Lazio de Rome : 6-0 (02/11/1977, C3).
  • La victoire contre Arsenal à Wembley (1-0). Lens est le seul club à avoir gagné en coupe d'Europe dans ce stade aujourd'hui remplacé par l'Emirates Stadium
  • Record de buts : Stefan Dembicki (dit Stanis) : 16 réalisations en une seule rencontre (Coupe de France, en 1942, face à Auby Asturies). Victoire finale du RC Lens : 32-0 !
  • Plus grand nombre de matchs en championnat avec le RC Lens : Eric Sikora (497 matchs) et Bernard Placzek (377 matchs).
  • Meilleurs buteurs de D1 : Ahmed Oudjani (30 buts, 1963-1964) et Roger Boli (20 buts, 1993-1994).
  • Meilleurs buteurs du club : Maryan Wisnieski et Ahmed Oudjani (93 réalisations).
  • Record d’affluence à Bollaert : 48 912 spectateurs en février 1992 (Lens-OM : 2-1).

 

Blason RCL


Les joueurs lensois attendirent 1924 pour adopter les couleurs que nous leur connaissons aujourd'hui, celles de l'Espagne : le rouge et le jaune. Aussitôt, ces teintes prirent une dénomination devenue bien familière, et à laquelle s'identifièrent très vite joueurs et supporters. Etait-ce le sang des mineurs, l'or de leur cœur ou, celui plus sombre, du charbon extrait au prix de leur sueur, de leur courage, de leur sang, justement ? Quoi qu'il en soit, le Racing Club de Lens était devenu, pour tous et pour toujours, le club… des Sang et Or

Ce blason date de 1979. Il reprend les couleurs rouge et jaune du club, et intègre au traditionnel symbole qu’est la lampe de mineur, les armes de la ville de Lens qui, en 1969, avait pris le relais des Houillères dans la gestion du club. En 2001, la mention « Depuis 1906 », rappelant l’ancienneté du club artésien, fut ajoutée au-dessus de son nom.
 

 
 

2008/2009 Le RCL En ligue 2 ???


Peu importe, maintenant le pourquoi et le comment le RCL en est arrive lâ. On pourrait en discuter et en débattre pendant des heures mais cela servirait a quoi ? Les regrets, les rancoeurs, les mauvais choix et les erreurs, il faudra en en tirer des enseignements mais maintenant regardons devant. Le RCL et en ligue 2 avec comme point de mire la remontée en ligue 1 voila un beau chalenge. Le Racing club de Lens et un grand club il saura a n'en pas douter relever le défi et ensemble d' ici peut retrouver l'élite.

 

 
 

Source http://fr.wikipedia.org

Source Site officiel http://www.rclens.fr/

 
 
 
 

 

 RCL racing club Lens 62 Pas de Calais